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ETUDE SU.VI.MAX QUELQUES RESULTATS

Premiers resultats de l’etude SUVIMAX

Food TodayL’étude SUVIMAX, l’une des plus importantes études françaises sur les effets des vitamines et minéraux antioxydants prévenant les maladies cardiaques chroniques ainsi que le cancer, a finalement rendu son verdict. Seuls les hommes ont tiré profit des suppléments antioxydants… parce que les femmes suivaient un meilleur régime alimentaire auparavant.

Les experts en nutrition ont dû entendre parler de SUVIMAX. Pour ceux qui n’en ont pas encore entendu parler, voici en quelques mots : SUVIMAX est l’abréviation de suppléments en vitamines et minéraux antioxydants. Il s’agit de la première étude à démontrer que les suppléments alimentaires réduisent aussi bien la mortalité que les risques de cancer en Occident. Cette étude se distingue par l’emploi de taux réels de vitamines et de minéraux antioxydants équivalents à ce qui pourrait être obtenu, de manière naturelle, avec une alimentation équilibrée et riche en fruits et légumes, plutôt que des méga-doses qui n’ont montré aucun résultat positif lors des études précédentes. Selon M. Jean Nève, professeur à l’Université Libre de Bruxelles et membre du Comité Scientifique et du Comité de Surveillance du projet SUVIMAX, cette différence a son importance.

Des années de recherche

Il a fallu huit ans pour réunir les informations sur le régime alimentaire et la santé et prendre des échantillons de sang de 13.000 volontaires, dont 5 000 hommes et 8 000 femmes. Les participants à l’étude en double aveugle – où ni les chercheurs ni les sujets ne savaient à quel groupe ils appartenaient – ont été divisé en deux groupes qui ont pris soit un cocktail d’antioxydants à base de vitamines E et C, de bêta-carotène, de zinc et de sélénium, soit un placebo. Tout au début du projet, des résultats différents ont été obtenus chez les femmes et les hommes : les prises de sang ont révélé que les femmes avaient des taux plus élevés à la fois en vitamines C et en bêta-carotène.

Les hommes à la traîne

La première conclusion des recherches est que les hommes, tout au moins au début de l’étude, du fait de taux moins élevés en bêta-carotène, étaient davantage exposés aux risques de cancer et de maladies cardiovasculaires, ce qui semble être confirmé par d’autres études. En revanche, la situation est autre pour les femmes affichant un taux de bêta-carotène plus élevé. Une analyse plus approfondie démontre une interaction entre la concentration plasmatique en bêta-carotène et la consommation de fruits et légumes. Plus clairement, ceux qui consomment le moins de fruits et légumes, dans ce cas les hommes, ont les taux les moins élevés en bêta-carotène.

Bonnes nouvelles, mais aussi… les mauvaises

La question cruciale est : la consommation accrue d’antioxydants améliore-t-elle la santé ?

  • Qu’il s’agisse des femmes ou des hommes, aucun effet protecteur contre les ischémies cardiaques ne pourrait être attribué à la consommation de suppléments antioxydants.
  • D’autre part et uniquement en ce qui concerne les hommes, une capsule d’antioxydants par jour a réduit les risques de tout type de cancer de 31%.
  • Egalement, le risque de mortalité chez les hommes a considérablement baissé jusqu’à atteindre 37%.

Pas de pilules miracle

La leçon à tirer de l’étude SUVIMAX est claire. Comme l’a montré l’expérience menée sur les femmes, pas besoin de compter entièrement sur les suppléments antioxydants pour réduire les risques de cancer. Une alimentation variée, riche en fruits et légumes est le meilleur moyen de prévention. En revanche, comme il a été observé chez les hommes, ceux qui consomment le moins d’antioxydants dans leur alimentation en ont le plus besoin et peuvent redresser leur équilibre en prenant des suppléments. Ces antioxydants en plus pourraient être pris dans des aliments naturels : par exemple 60g de carottes râpées (beta-carotène) et un kiwi ou une orange (vitamine C), équivalent à la dose prescrite dans SUVIMAX.

Mortality in randomized trials of antioxidant supplements for primary and secondary prevention: systematic review and meta-analysis.

Mortality in randomized trials of antioxidant supplements for primary and secondary prevention: systematic review and meta-analysis.

Abstract

CONTEXT:

Antioxidant supplements are used for prevention of several diseases.

OBJECTIVE:

To assess the effect of antioxidant supplements on mortality in randomized primary and secondary prevention trials. DATA SOURCES AND TRIAL SELECTION: We searched electronic databases and bibliographies published by October 2005. All randomized trials involving adults comparing beta carotene, vitamin A, vitamin C (ascorbic acid), vitamin E, and selenium either singly or combined vs placebo or vs no intervention were included in our analysis. Randomization, blinding, and follow-up were considered markers of bias in the included trials. The effect of antioxidant supplements on all-cause mortality was analyzed with random-effects meta-analyses and reported as relative risk (RR) with 95% confidence intervals (CIs). Meta-regression was used to assess the effect of covariates across the trials.

DATA EXTRACTION:

We included 68 randomized trials with 232 606 participants (385 publications).

DATA SYNTHESIS:

When all low- and high-bias risk trials of antioxidant supplements were pooled together there was no significant effect on mortality (RR, 1.02; 95% CI, 0.98-1.06). Multivariate meta-regression analyses showed that low-bias risk trials (RR, 1.16; 95% CI, 1.04[corrected]-1.29) and selenium (RR, 0.998; 95% CI, 0.997-0.9995) were significantly associated with mortality. In 47 low-bias trials with 180 938 participants, the antioxidant supplements significantly increased mortality (RR, 1.05; 95% CI, 1.02-1.08). In low-bias risk trials, after exclusion of selenium trials, beta carotene (RR, 1.07; 95% CI, 1.02-1.11), vitamin A (RR, 1.16; 95% CI, 1.10-1.24), and vitamin E (RR, 1.04; 95% CI, 1.01-1.07), singly or combined, significantly increased mortality. Vitamin C and selenium had no significant effect on mortality.

CONCLUSIONS:

Treatment with beta carotene, vitamin A, and vitamin E may increase mortality. The potential roles of vitamin C and selenium on mortality need further study.

Méta analyse sur la prévention primaire et secondaire de la mortalité par la supplémentation aux antioxydants

Mortality in randomized trials of antioxidant supplements for primary and secondary prevention: systematic review and meta-analysis.

Bjelakovic G1, Nikolova DGluud LLSimonetti RGGluud C

JAMA. 2007 Feb 28;297(8):842-57

(Méta analyse sur la prévention primaire et secondaire de la mortalité par la supplémentation aux antioxydants)

Abstract

CONTEXT:

Antioxidant supplements are used for prevention of several diseases.

OBJECTIVE:

To assess the effect of antioxidant supplements on mortality in randomized primary and secondary prevention trials. DATA SOURCES AND TRIAL SELECTION: We searched electronic databases and bibliographies published by October 2005. All randomized trials involving adults comparing beta carotene, vitamin A, vitamin C (ascorbic acid), vitamin E, and selenium either singly or combined vs placebo or vs no intervention were included in our analysis. Randomization, blinding, and follow-up were considered markers of bias in the included trials. The effect of antioxidant supplements on all-cause mortality was analyzed with random-effects meta-analyses and reported as relative risk (RR) with 95% confidence intervals (CIs). Meta-regression was used to assess the effect of covariates across the trials.

DATA EXTRACTION:

We included 68 randomized trials with 232 606 participants (385 publications).

DATA SYNTHESIS:

When all low- and high-bias risk trials of antioxidant supplements were pooled together there was no significant effect on mortality (RR, 1.02; 95% CI, 0.98-1.06). Multivariate meta-regression analyses showed that low-bias risk trials (RR, 1.16; 95% CI, 1.04[corrected]-1.29) and selenium (RR, 0.998; 95% CI, 0.997-0.9995) were significantly associated with mortality. In 47 low-bias trials with 180 938 participants, the antioxidant supplements significantly increased mortality (RR, 1.05; 95% CI, 1.02-1.08). In low-bias risk trials, after exclusion of selenium trials, beta carotene (RR, 1.07; 95% CI, 1.02-1.11), vitamin A (RR, 1.16; 95% CI, 1.10-1.24), and vitamin E (RR, 1.04; 95% CI, 1.01-1.07), singly or combined, significantly increased mortality. Vitamin C and selenium had no significant effect on mortality.

CONCLUSIONS:

Treatment with beta carotene, vitamin A, and vitamin E may increase mortality. The potential roles of vitamin C and selenium on mortality need further study.

 

VITAMINE C (ascorbic acid)

VITAMINE C

Donne ses électrons facilement lorsque nécessaire

Aide à régénérer la viatamine E

Peut les recevoir à nouveau pour devenir réactifs, ce qui leur donne la capacité de se recycler à l’infini.

Protège l’oxygène et le fer de l’oxydation

Protège du stress oxydatif

Aide à la protection des artères contre les dommages oxydatifs

Hydrosoluble et peut être éliminé rapidement , environ 24-48 h de rétention avant excrétion

 

ALIMENTS RICHES EN Vitamine E

ALIMENTS RICHES EN VITAMINE E

Portions                              vitamine E

huile de germe de blé                             15 ml (1 cà table)                       21 mg

Amandes non blanchies, rôties à sec ou dans l’huile ou déshydratées   60 ml   9-18 mg

Graines de tournesol rôties à sec                      60 ml                              8 mg

Noisettes , avelines non blanches, rôties à sec   60 ml                        5-8 mg

Huile de tournesol                                                 15 ml                            7 mg

Huile de carthame                                                 15 ml                            7 mg

Céréales à déjeuner , 100 % son (type All bran)    30 g                            3.5 mg

Boisson de soya enrichie                                        250 ml                         3 mg

Huile de maïs ou de canola                                       15 ml                          3 mg

Arachides  rôties dans l’huile                                    60 ml                            2-3 mg

Huile de soya                                                            15 ml                              3 mg

Pâte de tomate en conserve                                      60 ml                              3 mg

Graines de lin                                                              60 ml                              2 mg

Son de maïs ou de blé brut                                           30 g                               2 mg

 

VITAMINE E

VITAMINE E

Antioxydant liposoluble

Absorbé dans l’intestin  grêle

Première défense contre les effets des radicaux libres dans l’organisme

Protection des membranes cellulaires

stocké dans le foie et les adipocytes

Protège les composants cellulaires et leur membrane

Protection des membranes cellulaires

RDA homme 15 mg/j

RDA femme 15 mg/j

Les tissus cellulaires exposés aux quantités les plus importantes des radicaux libres semblent contenir a plus grande quantité de vitamine E

A Mediterranean-style low-glycemic-load diet improves variables of metabolic syndrome in women, and addition of a phytochemical-rich medical food enhances benefits on lipoprotein metabolism

Background

The high prevalence of metabolic syndrome (MetS) has highlighted the need for effective dietary interventions to combat this growing problem.

Objective

To assess the impact of a Mediterranean-style low-glycemic-load diet (control arm, n = 44) or the same diet plus a medical food containing phytosterols, soy protein, and extracts from hops and acacia (intervention arm, n = 45) on cardiometabolic risk variables in women with MetS.

Methods

In this 12-week, 2-arm randomized trial, baseline, week 8 and 12, fasting blood samples were drawn to measure plasma lipids, apolipoproteins, and homocysteine. Dietary records were also collected and analyzed.

Results

There were decreases in fat and sugar intake (P < .001 for both) and increases in docosahexaenoic acid and eicosapentaenoic acid intake (P < .001 for both) over time, consistent with the prescribed diet. Regarding MetS variables, there were decreases in waist circumference, systolic and diastolic blood pressure, and plasma triglycerides in all subjects (P < .001 for all) with no differences between arms. Plasma low-density lipoprotein cholesterol, non-high-density lipoprotein cholesterol, apolipoprotein (apo) B, and apo B/apo A1 were reduced over time but to a greater extent in the intervention arm (P < .05 for all), indicating the medical food had a greater effect in altering lipoprotein metabolism. Further, medical food intake was associated with reduced plasma homocysteine (P < .01) compared to the control arm.

Conclusion

A Mediterranean-style low-glycemic-load diet effectively reduces the variables of MetS. Addition of the medical food results in a less atherogenic lipoprotein profile and lower plasma homocysteine.

PROSTAGLANDINES ET COX 2

LES PROSTAGLANDINES PGI2

Les prostaglandines sont des substances lipidiques dérivées d’acides gras poly-insaturés, que l’on trouve dans la plupart des tissus animaux. Produites localement, elles ont un rôle biochimique fondamental comme médiateurs des fonctions cellulaires, et les altérations de leur production entraînent des troubles pathologiques graves.
Les prostaglandines, de même que les thromboxanes, les leucotriènes et les lipoxines, appartiennent à la famille des eicosanoïdes ; elles dérivent, pour les plus importantes d’entre elles, des acides dihomo-g-linolénique (20 atomes de carbone, 3 doubles liaisons) et arachidonique (20 atomes de carbone, 4 doubles liaisons).

Les prostaglandines joueraient un rôle régulateur de la sécrétion gastrique. C’est ainsi que, chez l’homme, une perfusion de PGA, par ailleurs bien tolérée, diminue en volume et en acidité l’hypersécrétion gastrique obtenue après injection intraveineuse d’histamine. De même, on a constaté sur des rats ayant subi une ligature du pylore qu’une perfusion continue de PGE1 inhibe la sécrétion gastrique et prévient la formation d’ulcères. Cet effet cytoprotecteur de prévention de la formation des lésions serait indépendant de l’inhibition de la sécrétion gastrique.

PGE et PGA sont de puissants vasodilatateurs ; elles conduisent à une baisse de la pression sanguine par diminution de la résistance périphérique par suite de l’effet relaxant sur les artérioles. Administrée chez l’homme, la PGA2 conduit à une baisse de la pression artérielle trop fugace pour envisager son utilisation thérapeutique.

Les prostaglandines PGE1, PGI2, PGD2 sont de puissants inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire, mais leurs sélectivités sont différentes.

Vaste sujet qui nécessite une description complète, mais hors de notre sujet actuel.

 

LA PROSTAGLANDINE E2 ( PGE2) EST A LA FOIS PRO ET ANTIINFLAMMATOIRE

COX2 enzyme limitante de la synthèse de la synthèse des prostaglandines E2

COX2 converti l’Acide Arachidonique en PGE2

Lorsque le taux de PGE2 augmente, La PGE2 inhibe le COX2 en retour

Comme la 5 Lipo-oxygénase et induit la transcription de la 15-Lipo-oxygénase dans les neutrophiles.

Ces effets dirigent le métabolisme de l’Acide Arachidonique  vers la Lipoxine dans les neutrophiles

Ainsi sur plusieurs heures PGE

 Après avoir été un signal « GO », devient un signal « STOP »

L’aspirine en tant qu’antiinflammatoire renforce ce phénomène par acétylation de COX2

L’enzyme acétylée inverse la formation de PGE2 vers la formation de Lipoxines

 

PROSTAGLANDINE E2 et COX 2

LES PROSTAGLANDINES PGI2

Les prostaglandines sont des substances lipidiques dérivées d’acides gras poly-insaturés, que l’on trouve dans la plupart des tissus animaux. Produites localement, elles ont un rôle biochimique fondamental comme médiateurs des fonctions cellulaires, et les altérations de leur production entraînent des troubles pathologiques graves.
Les prostaglandines, de même que les thromboxanes, les leucotriènes et les lipoxines, appartiennent à la famille des eicosanoïdes ; elles dérivent, pour les plus importantes d’entre elles, des acides dihomo-g-linolénique (20 atomes de carbone, 3 doubles liaisons) et arachidonique (20 atomes de carbone, 4 doubles liaisons).

Les prostaglandines joueraient un rôle régulateur de la sécrétion gastrique. C’est ainsi que, chez l’homme, une perfusion de PGA, par ailleurs bien tolérée, diminue en volume et en acidité l’hypersécrétion gastrique obtenue après injection intraveineuse d’histamine. De même, on a constaté sur des rats ayant subi une ligature du pylore qu’une perfusion continue de PGE1 inhibe la sécrétion gastrique et prévient la formation d’ulcères. Cet effet cytoprotecteur de prévention de la formation des lésions serait indépendant de l’inhibition de la sécrétion gastrique.

PGE et PGA sont de puissants vasodilatateurs ; elles conduisent à une baisse de la pression sanguine par diminution de la résistance périphérique par suite de l’effet relaxant sur les artérioles. Administrée chez l’homme, la PGA2 conduit à une baisse de la pression artérielle trop fugace pour envisager son utilisation thérapeutique.

Les prostaglandines PGE1, PGI2, PGD2 sont de puissants inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire, mais leurs sélectivités sont différentes.

Vaste sujet qui nécessite une description complète, mais hors de notre sujet actuel.

 

LA PROSTAGLANDINE E2 ( PGE2) EST A LA FOIS PRO ET ANTIINFLAMMATOIRE

COX2 enzyme limitante de la synthèse de la synthèse des prostaglandines E2

COX2 converti l’Acide Arachidonique en PGE2

Lorsque le taux de PGE2 augmente, La PGE2 inhibe le COX2 en retour

Comme la 5 Lipo-oxygénase et induit la transcription de la 15-Lipo-oxygénase dans les neutrophiles.

Ces effets dirigent le métabolisme de l’Acide Arachidonique  vers la Lipoxine dans les neutrophiles

Ainsi sur plusieurs heures PGE

 Après avoir été un signal « GO », devient un signal « STOP »

L’aspirine en tant qu’antiinflammatoire renforce ce phénomène par acétylation de COX2

L’enzyme acétylée inverse la formation de PGE2 vers la formation de Lipoxines

 

Hormonothérapie anti-âge Bénéfices , risques , DHEA, estrogènes, testostérone

HORMONOTHERAPIE ANTI-AGE BENEFICES RISQUES CONTROVERSE

LA DHEA

 

La DHEA (ou dihydroépiandrostérone) est une Hormone naturellement produite par l’organisme.
Elle atteint son point culminant entre 20 et 30 ans avant de décroître avec l’âge ,plus que 20% à l’âge de 60 ans. D’où l’idée séduisante de compenser cette baisse physiologique inexorable et de lutter ainsi contre le vieillissement en proposant de la DHEA synthétique.

Différentes études ont permis de démontrer des effets bénéfiques sur la mémoire, la densité osseuse, la masse musculaire, la dépression, la peau… chez l’animal !!
Les résultats positifs obtenus l’ont été chez le rat. La plupart des études menées chez l’homme concernent un effectif trop restreint ou une trop courte période pour que l’on puisse en tirer de véritables conclusions

RÔLE DE LA DHEA

Elle intervient dans la fabrication des hormones sexuelles (testostérone, œstrogène, progestérone) entre autre, car son champs d’action est plus vaste encore. Son effet “populaire”, se résume vulgairement à un rajeunissement général du corps et de ses sensations. (peau, système neurologique, etc…)
Le stress et l’âge ont une action inhibitrice sur les réserves dans l’organisme, ce qui tend à laisser penser qu’il y a corrélation entre le taux de DHEA et le vieillissement, mettant en avant le rôle de marqueur du vieillissement de la DHEA.
Le taux de DHEA diminue à partir de 30 ans. A 40 ans il en reste 50% et de 75 à 80 ans, plus que 10%!!
Cependant il existe des inégalités dans les taux selon les personnes : celles qui ont un taux élevé ont plus de vitalité, un bien être amélioré, une densité osseuse de meilleur qualité ainsi que des sens cognitifs affûtés.

EFFETS ET EFFICACITE

Effets bénéfiques d’un traitement et efficacité réelle ?

La plus solide des études fut conduite par le Pr. Baulieu(découvreur de son mode de production par l’homme). Elle est la seule de grande envergure à avoir comparé les effets d’une administration de 50 mg/jour de DHEA versus placebo sur 280 sujets de 60 à 79 ans.
Les conclusions de cette étude mettent en évidence trois principaux bénéfices limités aux femmes de plus de 70 ans :
– Diminution de la fragilité osseuse ;
– Amélioration de la peau (production des glandes sébacées, hydratation, lutte contre une pigmentation anormale et réduction de l’atrophie de l’épiderme) et de l’aspect du visage ;
– Amélioration de la libido.

EST-CE UN DOPANT

La DHEA est-elle un dopant sexuel et un dopant tout court

Peu d’études se sont intéressées à ce paramètre sur la fougue sexuelle des patient traités par de la DHEA, la sensation très subjective de bien-être lui étant préférée. L’effet sur la libido n’a été étudié que dans le cas particulier des femmes présentant une insuffisance surrénale. Les deux études sur le sujet indiquent qu’une supplémentation augmente chez ces femmes l’intérêt pour le sexe et le niveau de satisfaction sexuelle.
La vaste étude DHEâge** a permis de noter un effet positif d’une dose quotidienne de 50 mg/jour sur la libido des femmes les plus âgées de l’échantillon (de 70 à 79 ans). Cependant, aucune conséquence n’a été notée chez les femmes plus jeunes ou chez les hommes. Cet effet pourrait s’expliquer par une augmentation de la dose en testostérone (hormone mâle).

SPORT et DHEA

Sportif, attention : la DHEA est considérée comme une substance dopante favorisant un résultat positif lors de contrôle anti-dopage.
Classe associée : S. 4. Agents anabolisants: stéroïdes anabolisants androgènes
Substance interdite selon le code de l’AMA ou selon la législation française pour plus d’info

RISQUES

Quels sont les principaux risques ?

Les principaux risques ont été rappelés dans le rapport de l’AFSSAPS
– La prise de DHEA peut stimuler la croissance de cancers hormonodépendants (prostate, sein, utérus) ;
· Le risque cardio-vasculaire potentiel, lié à une baisse de l’HDL cholestérol, observé dans plusieurs études, doit être pris en considération notamment en cas de prise au long cours de DHEA.

Peut-on associer la DHEA avec un traitement hormonal substitutif ?
Non, cette association est déconseillée. La DHEA est transformée dans l’organisme en différentes hormones. Ainsi, le cumul de ces deux traitements peut entraîner une augmentation des oestrogènes qui peut représenter un risque de cancer hormonodépendant. Quant à choisir entre les deux traitements, le dernier rapport de l’AFSSAPS est sans appel : chez la femme ménopausée, le bénéfice du traitement hormonal substitutif oestroprogestatif est démontré. Ce type de traitement ne doit en aucun cas être abandonné au profit d’un traitement par la DHEA dont les effets sont incertains. Ces deux traitements ne doivent pas être associés pour éviter un surdosage en oestrogènes.

A QUELLE AGE A QUELLE DOSE

Pour le moment, aucun âge et aucune dose ne sont conseillés puisque les seuls avis du Conseil de l’Ordre des Médecins, de l’Ordre des Pharmaciens ou l’AFSSAPS recommandent de ne pas prescrire ni de consommer de la DHEA tant que de plus amples résultats n’auront pas permis de confirmer ou d’infirmer l’intérêt de cette hormone dans la lutte contre le vieillissement.

Le taux sanguin de la DHEA commence à décliner entre 20 et 30 ans, mais la vaste étude DHEâge** avec des doses de 50 mg/jour a pu démontrer de façon tangible un bénéfice… chez la tranche d’âge entre 70 et 80 ans !
Pour savoir si un bénéfice peut être établi à un plus jeune âge, une étude sur des milliers de personnes sur plusieurs années serait nécessaire.

DEFICIT EN TESTOSTERONE

 L’ANDROPAUSE N’EXISTE PAS

POURQUOI ?

Chez l’homme, le déclin des fonctions testiculaires, est plus progressif et la fertilité persiste jusqu’à un âge très avancé. Dès lors, l’ équivalent de la ménopause, l’andropause n’existe pas.

 

Néanmoins la fertilité diminue avec l’âge, mais elle est plutôt la conséquence de la diminution progressive de la fréquence des rapports sexuels, la qualité du sperme, caractérisée par une diminution modérée du pourcentage des spermatozoïdes mobiles et à morphologie normale ne diminuant que très légèrement et la capacité fertilisante du sperme des hommes âgés étant similaire à celle des jeunes adultes.

 

Par contre ,la fonction endocrinienne du  testicule  diminue avec l’âge

•(  sécrétion de testostérone)
SEUILS BIOLOGIQUES

Jusque vers la cinquantaine, le taux moyen de testostérone totale reste relativement stable, il diminue ensuite progressivement, à raison de ± 1 % par an. Le déclin des taux de la testostérone libre est plus prononcé , débute plus tôt, vers l’âge de 35 ans et à l’âge de 75 ans ne représente plus que 40 à 50 % des taux ,par rapport aux sujets de 25 ans.

 

•Cette diminution plus prononcée de la testostérone libre est la conséquence de l’élévation avec l’âge de la concentration de la sex hormone binding globulin (SHBG).
• Le taux moyen de la FT diminue régulièrement avec l’âge, les variations interindividuelles sont toujours très importantes

 

•Au de là de 50 ans, 25% des hommes ont des taux en dessous de la limite inférieure de la normale et sont donc à considérer comme hypo-gonadiques, 20 % ont encore des taux correspondant au tiers supérieur des valeurs chez les jeunes.
•PATHOLOGIE
•DIMUNITION  DE TESTOSTERONE        ELEVATION  DE TESTOSTERONE
•Obésité                                                          les fumeurs de 5 à 15 %
•Végétariens
•Alcoolisme
•sports d’endurance
•Stress
•Dépression
•Les maladies:  diabète, hyperthyroïdie,  polyarthrite chronique, insuffisance rénale, insuffisance hépatique , pulmonaire, autres maladies.
•Les médicaments:  glucocorticoïdes ,antihypertenseurs , neuroleptiques, hypnotiques  et benzodiazépines
SIGNES CLINIQUES
•au moins 25 % des hommes âgés de plus de 65 ans sont hypo-gonadiques.
•Le vieillissement s’accompagne d’une série de signes et de symptômes qui rappellent l’hypogonadisme, tels qu’une diminution de la virilité, de la pilosité sexuelle, de la libido et de l’activité sexuelle, une diminution de la masse et de la force musculaire, un manque d’énergie, une augmentation de la masse graisseuse, une athéromatose, une ostéopénie, une diminution de la mémoire et des fonctions cognitives, ou une diminution de la sensation de bien être, plus grande fréquence des maladies cardiovasculaires.
• Il est tentant d’attribuer au moins une partie de ces signes et symptômes à la diminution de la testostérone. Et le vieillissement normal dans tout ça?
• La testostérone, même administrée, supprime les taux de Lp(a), un facteurs à risque de thrombose  artérielle.
SEUIL ?
•Il semble qu’il existe une fourchette de concentrations dans laquelle la testostérone est anti-athérogène alors que de part et d’autre de cette fourchette, la testostérone est athérogène.
LE TRAITEMENT SUBSTITUTIF

Seuls les hommes âgés ayant une testostérone subnormale sont susceptibles d’un traitement aux androgènes.

la présence de signes ou symptômes d’hypo-androgénie sont nécessaires pour justifier un traitement. Parmi ces signes et symptômes, la diminution de la masse et de la force musculaire , l’ostéoporose et l’augmentation de la masse graisseuse sont le plus aisément identifiés, la diminution de la libido, la perte de mémoire ou la diminution de la sensation de bien-être étant plutôt des sensations subjectives.

Finalement, ce sera la balance entre les effets favorables escomptés et les possibles effets secondaires nocifs qui détermineront la décision de traiter ou non.

•RISQUES
•Effets secondaires relativement mineurs ou rares, comme la gynécomastie, la polycythémie (qui nécessite une diminution de la dose ou l’arrêt du traitement),
• la rétention d’eau
•Elévation de la tension artérielle, (surtout chez les patients souffrant d’une insuffisance cardiaque latente)
•L’apnée nocturne
• Effets au niveau de la prostate qui sont à craindre. Alors que le volume de la prostate n’augmente que très modérément et cause rarement des problèmes, il est bien connu que le cancer de la prostate est androgéno-dépendant  et ce cancer constitue une contre-indication absolue de l’androgénothérapie.
DILEMME
•Plus problématique est l’androgénothérapie des personnes âgées porteurs d’un cancer infra-clinique de la prostate. Ce cancer se retrouve dans plus de 50 % des hommes âgés de plus de 70 ans et ne peut, à ce jour, être diagnostiqué ni cliniquement ni biochimiquement. Seule une petite fraction de ces cancers infra-cliniques évoluera vers un cancer clinique et l’androgèno-dépendance de ces cancers reste inconnue. Mais si, jusqu’à présent, on ne dispose pas de preuves que la testostérone favorise cette évolution, l’expérience limitée avec des traitements prolongés ne permet pas de conclusions définitives et incite à la prudence
PRUDENCE
•Quoiqu’il en soit, il est impératif d’exclure la présence d’un cancer clinique de la prostate par un examen rectal , détermination de PSA et, en cas de doute d’une échographie transrectale, avant d’envisager un traitement substitutif aux androgènes. De plus, pendant tout le traitement, un examen bisannuel est de rigueur et toute élévation de PSA de plus de 0.75 ng/ml par période de 6 mois, nécessite un examen approfondi. De même on suivra régulièrement l’évolution de l’hématocrite.
MODALITES DE TRAITEMENT
•l’objectif est d’obtenir une testostérone dans les limites de la normale.
•Les patches transdermiques, appliqués le soir vers 22h, renouvelés chaque jour.
•Les patches scrotales induisent néanmoins une élévation supraphysiologique de la DHT plasmatique; la signification clinique n’est pas évidente.
•Les injections I.M. d’énanthate ou de cypionate de testostérone, 250 mg toutes les 2 à 3 semaines sont fréquemment utilisées. Les taux d’oestradiol sont très élevés après injection d’enanthate de testostérone.
MODALITES DE TRAITEMENT
•Enfin, l’undecanoate de testosterone, la seule forme galénique active par voie orale, l’inactivation hépatique étant évitée, en partie, par l’absorption par voie lymphatique, variables d’un patient à l’autre, même avec des doses de 160 à 240 mg /jour en deux prises.
•Les implantations sous-cutanées,sont rarement utilisées sur le continent, même si elles assurent des concentrations physiologiques pendant 3 à 4 mois.
LA  MENOPAUSE

MISE AU POINT EN 2009

TRAITEMENT  HORMONAL

DIAGNOSTIC DE LA MENOPAUSE

Clinique si aménorrhée > 6 mois, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, etc….
En cas de doute, faire 3 tests avec un progestatif ,10 jours de LUTENYL par mois.
L’apparition d’un saignement infirme le diagnostic de ménopause installée.
L’abstention ou un traitement oestroprogestatif ( pilule 3ème génération ou freination substitution ) doivent être envisagés.

Diagnostic sous trt oestroprogestatif ou sous trt freinage-substitution
Dosage FSH, 17 béta-oestradiol le 7ème jour de l’arrêt du tt hormonal en cours ,le matin du jour de la reprise.
—- FSH Haute et oestradiol bas : ménopause probable. Arrêt du trt en cours et confirmer par 3 test progestatif.
—- FSH Normale ou haute mais oestradiol normal : Pas de ménopause en cours. Continuer le traitement

Diagnostic sous progestatifs macro-dosés
—- Pas d’hémorragie de privation et bouffées de chaleur.
—- FSH, 17 béta oestradiol en cas de doute.

  MINIMUM

 

•Interrogatoire à la recherche de CI
Clinique Poids, TA, Cardio-vasculaire, veineux…
Biologie Glycémie, TG, Cholestérol, créatinine.
Frottis
Mammographie
SUIVANT LE CONTEXTE :
FSH, 17 bétaoestradiol : en cas de doute, traitement hormonal en cours
Ostéodensitométrie osseuse surtout pour les femmes ( faible poids, alimentation stricte ) à risque peu motivées.
Echographie, HSG si notion de fibrome et/ou métrorragies
CONTRE-INDICATIONS ABSOLUES
•Les cancers hormonaux dépendants ,sein et endomètre. Le cancer du col et les dysplasies ne sont pas hormonodépendants.
Les ATCD familiaux de cancer du sein ne sont pas une Contre indication absolue pour tous les auteurs.
Les adénomes à prolactine
Les fibromes en particulier sous-muqueux et/ou de volume important.
Les métrorragies inexpliquées .
Otospongiose, Porphyries, LED, Insuffisance hépatique sévère
ATCD thromboemboliques . Après bilan écho-doppler la Contre indication thrombose veineuse peut être levée ( dosage antithrombine III, protéines C et S ?? ).
CONTRE-INDICATIONS RELATIVES
•Les mastopathies bénignes. Faibles doses en oestrogène et arrêt si mastodynie.
Les hyperplasies, adénomyose et endométriose sans être des CI absolues sont difficiles à gérer.
Les fibromes sous séreux de taille minime permettent le traitement avec surveillance du volume
Les polypes à enlever !
LES CAS LITIGIEUX OU EN COURS D’EVALUATION
Diabète bien équilibré
HTA bien équilibrée.
Ces 2 cas ne sont plus des CI (?) au contraire mais doivent utiliser une forme transdermique d’oestrogène associée à une progestérone micronisée, ou un dérivé prégnane
Dyslipidémies
ATCD cardio-vasculaires
Longtemps des CI absolues, des études ont confirmé l’effet protecteur cardio-vasculaire du THSOROMONE ® a obtenu une modification d’AMM autorisant la prescription en cas d’HTA, hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie et coronaropathie ( 10/1997). Son association au DUPHASTON ® parait particulièrement indiquée.
LES TRAITEMENTS HORMONAUX DE LA MENOPAUSE
Il comprend donc une association oestro-progestative suivant divers protocoles.En cas d’ATCD d’ hystérectomie, le progestatif est souvent jugé inutile. Les Gynécologues ne partagent pas ce point de vue, risque (sein, cardio-vasculaire, syndrome X ).
Ménopause : Traitement aux oestrogènes seuls augmente le risque de cancer des ovaires (JAMA juillet 2002)
LES OESTROGENES
•Liste non limitative
PREMARIN cp 0,625 et 1,25 mg ( oestrogènes conjugués d’origine équine ).
Très utilisés au USA. Probablement à  l’origine des cancers  ?17 BETA OESTRADIOL
Comprimés OROMONE 2 mg cp (28)
•PROGYNOVA 2 mg cp (20)
•PROVAMES 2 mg cp (28)
•ESTROFEM 1 et 2 mg cp (28)Crème – Gel
•OESTRODOSE 80 mg/flacon : 1 à 2 pressions/J (0,75 et 1,5 mg )
•OESTROGEL 80 mg/tube
•ESTREVA : 1 pression délivre 0,5 mg – Dose moyenne : 3 pressions/jourPatchs transdermiques
•OESCLIM 25/50/100
•MENOREST 37,5/50/75
•DERMESTRIL 25/50/100 (8)Voie nasale
LES PROGESTATIFS
•CONTRE-INDICATIONS
Grossesse et allaitement sauf pour les dérives de la progestérone naturelle.
ATCD thrombo-emboliques, Altération grave des fonctions hépatiques.
Angine de poitrine, HTA non équilibrée

PROGESTERONE NATURELLE ET ISOMERES
UTROGESTAN : Progestérone naturelle cp à 100 mg ( 30). Posologie : 2 à 3 cp/J
DUPHASTON : Dihydrogestérone ou Rétroprogestérone cp à 10 mg (10). Posologie : 1 à 2 cp/J
GESTORAL : Médroxyprogestérone cp (14). Posologie : 1/2 à 1 cp/J

MENAELLE    2cp /j

PROTOCOLES AVEC REGLES 
•TRT SEQUENTIELSMois……………………..1—————————-14————–24/25————-30/31
Oestrogènes……………*************************************
Progestatifs………………………………………………………**************
Fenêtre thérapeutiques…………………………………………………………………*************
Saignement…………………………………………………………………………………*************TRT SEQUENTIEL CONTINU N°1 ( ++ Migraineuses ).

Mois……………………..1—————————-14————–24/25————-30/31
Oestrogènes……………******************************************************
Progestatifs………………………………………………………*******************************
Fenêtre thérapeutiques……………………………Pas de fenêtres thérapeutique……………………………
Saignement……………..*******…………………………………………………………………………………….

TRT SEQUENTIEL CONTINU N°2

Mois……………………..1—————————-14————–24/25————-30/31
Oestrogènes……………***************************************************
Progestatifs………………………………………………………***************……………………..
Fenêtre thérapeutiques……………………………Pas de fenêtres thérapeutique…………………….
Saignement……………………………………………………………………………………………..******.

TRT COMBINE DISCONTINU AVEC PEU DE REGLES( ++ si Mastodynies )
*
•Mois……………………..1—————————-14————–24/25————-30/31
Oestrogènes……………************************************………………………..
Progestatifs……………..************************************………………………..
Fenêtre thérapeutiques…………………………………………………………………*************
Saignement………………………………………………………………………………………….* * * * * .PROTOCOLES SANS REGLES

NB : Ce protocole peut entrainer des métrorragies en début de traitement. Il est facilement accepté voire demandé aprés quelques temps du protocole avec règles.Mois……………………..1—————————-14————–24/25————-30/31
Oestrogènes……………***************************************************
Progestatifs……………..***************************************************KLIOGEST cp (28)

SURVEILLANCE, SUR-DOSAGE, SOUS-DOSAGE
AJUSTEMENT DE LA POSOLOGIE
•Les dosages hormonaux sont inutiles. La clinique prime.
Toute métrorragie non prévue par le protocole choisi, doit bénéficier d’une exploration endométrialeSurdosage en oestrogènes                             sous dosage
•Mastodynie                                                          Bouffées de chaleur
•Oedèmes                                                              Asthénie
•Prise de poids                                                      Tendance dépressive
•Irritabilité                                                              Sécheresse vaginale
SECU
•RMO N° 20 :
Il n’y a pas lieu, chez une patiente asymptomatique, même si elle présente des facteurs de risque de cancer du sein, de répéter une mammographie qui s’est révélée normale, plus d’une fois l’an.
RMO N°12
Le dépistage du cancer du col doit être proposé à toutes les femmes de 20 à 65 ans.
Il n’y a pas lieu, chez une femme asymptomatique, sans antécédent d’affection gynécologique, sans facteurs de risque, sans anomalie constatée à I’examen clinique et dont le frottis s’est révélé normal, de répéter ce frottis plus d’une fois tous les trois ans; I’examen gynécologique annuel permettant de vérifier si ces conditions sont toujours réunies.
MISE AU POINT
•Les publications de l’étude WHI (Women’s Health Initiative), ont modifié les  recommandations de prescription du THS ces dernières années. Il faut noté  que  cette étude  randomisée , de niveau de preuve important faisait cependant appel  à des spécialités pharmacologiques très  différentes de celles majoritairement utilisées en France et les femmes  ménopausées  étaient plutôt  âgées et en surpoids  pour 70% d’entre elles. Concernant le risque de phlébite , d’embolie pulmonaire et d’AVC.
•En France  dans un contexte clinique normal  c’est  à dire des femmes  ménopausées « jeunes », l’étude menée par l’Inserm a  observé comme dans WHI , une augmentation du risque thromboembolique veineux  avec la  prise de  certains THM(estrogènes per  os et progestatifs norprégnanes)

 MISE AU  POINT

•En ce qui concerne le cancer du  sein , les dernières analyses de l’étude E3N, qui a porté sur 80377  femmes ménopausées suivies pendant 8.1 ans  en moyenne, l’augmentation  du  risque relatif de cancers du sein sous THM  dépend du type de THM et notamment du type de progestatif
•Avec les THM utilisés  aujourd’hui par les femmes  françaises ( estrogènes cutanées + progestérone micronisée  ou dydrogestérone), les épidémiologistes d’E3N ne mettent pas en évidence d’augmentation du  risque de cancer du sein après une utilisation de six ans ou plus.
•Ainsi  la progestérone semble être une des meilleures alliées des estrogènes cutanée