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VITAMINE E

VITAMINE E

La vitamine E est une vitamine liposoluble recouvrant un ensemble de huit molécules organiques, quatre tocophérols et quatre tocotriénols. La forme biologiquement la plus active est l’α-tocophérol, la plus abondante dans l’alimentation étant le γ-tocophérol. Ces molécules sont présentes en grande quantité dans les huiles végétales. Elles agissent, parallèlement à la vitamine C et au glutathion, essentiellement comme antioxydants contre les dérivés réactifs de l’oxygène produits notamment par l’oxydation des acides gras.

Découverte

En 1922, l’embryologiste Herbert McLean Evans (en) et son assistante Katharine Scott Bishop, de l’université de Californie à Berkeley, constatent que chez des rats soumis à un régime appauvri en lipides, les femelles peuvent tomber enceintes mais aucun fœtus ne se développe. Cependant, les grossesses arrivent à terme quand le régime est supplémenté avec des feuilles de laitue ou du germe de blé. Les deux scientifiques soupçonnent l’existence d’un composé lipophile, qu’ils nomment Facteur X, indispensable au développement du fœtus.

En 1924, indépendamment des recherches de Herbert Evans et Katharine Bishop, Bennett Sure, de l’université de l’Arkansas, montre qu’un composé retiré d’un régime alimentaire induit la stérilité chez les rats mâles. Bennett Sure nomme ce composé Vitamine E, les lettres AB, et C étant déjà utilisées, et la lettre D étant pressentie pour un facteur antirachitique. La vitamine E reçoit aussi le nom de tocophérol, du grec tokos : progéniture et pherein : porter.

Herbert Evans et Oliver Emerson réussissent à isoler la vitamine E à partir de l’huile de germe de blé en 1936, et Erhard Fernholz en détermine la structure en 1938. La même année, le Prix Nobel de chimie Paul Karrer réalise la synthèse de l’alpha-tocophérol racémique. Ce n’est qu’en 1968 que la vitamine E est reconnue comme un élément nutritif essentiel pour l’homme par le National Research Council des États-Unis.

Structure

La vitamine E existe sous huit formes naturelles, quatre tocophérols et quatre tocotriénols :

  • α-tocotriénol
  • β-tocotriénol
  • γ-tocotriénol (propriétés apoptotiques)
  • δ-tocotriénol

Les tocophérols sont constitués d’un noyau chromanol et d’une chaîne latérale saturée à 16 atomes de carbone. Les tocotriénols diffèrent des tocophérols par la présence de trois doubles liaisons sur cette chaîne latérale.

La différence entre les formes alpha, bêta, gamma et delta réside dans le nombre et la position des groupements méthyle sur le noyau chromanol :

  • Structure et dénomination des quatre tocophérols :

 

Substituants des tocophérols R1 R2 R3 Nom
Tocopherols.svg CH3 CH3 CH3 α-tocophérol
CH3 H CH3 β-tocophérol
H CH3 CH3 γ-tocophérol
H H CH3 δ-tocophérol

 

  • Structure et dénomination des quatre tocotriénols :

 

Substituants des tocotriénols R1 R2 R3 Nom
Tocotrienols.svg CH3 CH3 CH3 α-tocotriénol
CH3 H CH3 β-tocotriénol
H CH3 CH3 γ-tocotriénol
H H CH3 δ-tocotriénol

 

Rôles

Antioxydant

L’organisme produit continuellement des radicaux libres, composés très réactifs comportant des électrons célibataires. Les radicaux libres endommagent des composants cellulaires aussi divers que les protéines, les lipides ou l’ADN. Les réactions radicalaires se propagent en chaîne : les molécules déstabilisées par un électron célibataire deviennent à leur tour des radicaux libres. Les antioxydants ont pour rôle de stopper ce processus en neutralisant les radicaux libres, pour réduire leur nocivité. Ainsi, la vitamine E a la capacité de capter et de stabiliser (par résonance) l’électron célibataire des radicaux libres, suivant la réaction :

tocophérol-OH  +  LOO•  to  tocophérol-O•  +  LOOH    (LOO• : radical libre lipidique)
Le tocophérol porteur d’un radical peut réagir avec un nouveau radical libre pour former une espèce neutre, ou être régénéré par la vitamine C, le glutathion ou le coenzyme Q10.

La vitamine E joue principalement son rôle d’antioxydant dans les membranes biologiques. Les mitochondries, qui sont génératrices de radicaux libres, contiennent de forts taux de vitamine E dans leur membrane lipidique, constituée d’acides-gras polyinsaturés et soumis au stress oxydant.

La vitamine E est souvent utilisée comme conservateur alimentaire (E306 à E309) pour éviter le rancissement des aliments par les radicaux libres.

Utilisation médicalE

En plus de son rôle antioxydant, la vitamine E évite l’agrégation excessive des plaquettes responsable des thromboses, a une action protectrice sur les globules rouges et pourrait prévenir, par ce biais les maladies cardio-vasculaires d’origine athéromateuse. En pratique, cependant, aucune action en ce sens n’a été démontrée1. De plus, elle augmenterait le taux d’accident vasculaire cérébral de type hémorragique2.

Une action favorable sur la prévention de certains cancers a été suspectée dans un premier temps3 mais non confirmée par les études les plus récentes4,5. La supplémentation en vitamine E pourrait même augmenter le risque de cancer de la prostate6.

La vitamine E a également un effet bénéfique sur le taux de cholestérol. Bien que les observations de Evans aient montré l’importance de la vitamine E sur la fécondité de certains animaux, aucun effet n’a été mis en évidence chez l’homme.

Elle pourrait aussi protéger de la maladie de Parkinson en empêchant l’oxydation des acides gras oméga-3 et du fer.

Elle est utilisée en complément de traitements antidépresseurs lorsque l’action de ceux-ci est insuffisamment opérante[réf. nécessaire].

Elle aurait également une certaine efficacité sur les stéatoses non alcooliques, permettant de freiner leur progression vers la cirrhose7.

À trop fortes doses (apports supérieurs à 400 UI/j), la vitamine E sous forme d’alpha-tocophérol seul pourrait augmenter la mortalité globale8.

Teneurs en vitamine E

La vitamine E est présente dans les huiles végétales, principalement dans l’huile de figue de barbarie, l’huile de germe de blé, l’huile de palme non raffinée (rouge) et dans les huiles de tournesol, de soja, d’arachide ou d’olive. On la trouve aussi en moindre quantité dans les céréales, les amandes, les légumes verts, le beurre, la margarine, les poissons gras.

Les carences en vitamine E sont rarement observées. D’une part, l’alimentation couvre largement les besoins journaliers (de l’ordre de 15 mg/jour chez l’adulte), d’autre part, cette vitamine stockée par le foie et dans les graisses est peu détruite par l’organisme. Pour les cas de carence, on trouve cependant dans les circuits pharmaceutiques de l’acétate de tocophérol à raison de 500 mg par capsule à prendre quotidiennement pendant un mois.

Le tableau ci-dessous présente les aliments possédant la plus importante teneur en vitamine E. Les valeurs sont indiquées en mg de vitamine E pour 100 g d’aliment.

Aliment Teneur en
mg pour 100g
Aliment Teneur en
mg pour 100g
Huile de germe de blé 133,0 Huile d’olive 5,1
Huile de palme rouge(non raffinée) 105,0
Huile d’argousier (argousier) 100
Huile d’argan 90,0 Mûre 3,5
Huile de tournesol 48,7 Crème fraîche 3,5
Pollen frais de ciste 27,8 Avocat 3,2
Germe de blé 27,0 Asperge 2,5
Huile de palme (raffinée) 25,6 Épinard 2,0
Margarine 25,0 Persil 1,8
Noisette et amandes sèches 20,0 Beurre 1,5
Huile de colza 18,4 Cervelle 1,2
Germe de maïs et d’orge 15,0 Œuf et fromage 1,0
Huile d’arachide 13,0 Tomate et chou 1,0
Soja 11,0 Cassis 1,0
Soja sec 8,5 Farine de blé complète 1,0
Arachide fraîche 8,1
Thon 6,3

Notes et références

 

  1.  (en)Sesso HD, Buring JE, Christen WG et al. « Vitamins E and C in the prevention of cardiovascular disease in men : The Physicians’ Health Study II Randomized Controlled Trial » [archive] JAMA 2008;300:2123-2133
  2.  (en)Schürks M, Glynn RJ, Rist PM, Tzourio C, Kurth T, « Effects of vitamin E on stroke subtypes: meta-analysis of randomised controlled trials » [archive] BMJ 2010;341:c5702
  3.  (en)Heinonen OP, Albanes D, Virtamo J et al. « Prostate cancer and supplementation with alpha-tocopherol and beta-carotene: incidence and mortality in a controlled trial » [archive] J Natl Cancer Inst. 1998;90:440-446
  4.  (en)Lippman SE, Klein EA, Goodman PJ et al. « Effect of selenium and vitamin E on risk of prostate cancer and other cancers, The Selenium and Vitamin E Cancer Prevention Trial (SELECT) » [archive] JAMA 2009;301:39-51
  5.  (en)Gaziano JM, Glynn RJ, Christen WG et al. « Vitamins E and C in the prevention of prostate and total Cancer in men, The Physicians’ Health Study II Randomized Controlled Trial » [archive] JAMA 2009;301:52-62
  6.  (en)Klein EA, Thompson IM Jr, Tangen CM et al. « Vitamin E and the risk of prostate cancer: The selenium and vitamin E cancer prevention trial (SELECT) » [archive] JAMA 2011;306):1549-1556
  7.  (en)Sanyal AJ, Chalasani N, Kowdley KV, « Pioglitazone, vitamin E, or placebo for nonalcoholic steatohepatitis » [archive] N Eng J Med.2010;362:1675-1685
  8.  (en)Miller ER, Pastor-Barriuso R, Dalal D et al. « Meta-analysis: high-dosage vitamin E supplementation may increase all-cause mortality » [archive] Ann Intern Med. 2005;142:37-46.

A radical approach to cancer.

A radical approach to cancer.

Med Sci Monit. 2002 Apr;8(4):RA79-92.

Das U.

Abstract

Reactive oxygen species are known to be potentially dangerous, but are also needed for signal-transduction pathways. Tumor cells have relatively low amounts of superoxide dismutase (SOD), which quenches superoxide anion (O2(-*)), and as a result of a higher level of aerobic metabolism, higher concentrations of O2(-*) , compared to normal cells. But this may not be true of all tumor cells. Some tumor cells have relatively higher amounts of vitamin E, a potent anti-oxidant, and a higher level of anaerobic metabolism, resulting in a balance that is tilted more towards higher anti-oxidant capacity. In both instances of higher aerobic and anaerobic metabolism methods designed to augment free radical generation in tumor cells can cause their death. It is suggested that free radicals and lipid peroxides suppress the expression of Bcl-2, activate caspases and shorten telomere, and thus inducing apoptosis of tumor cells. Ionizing radiation, anthracyclines, bleomycin and cytokines produce free radicals and thus are useful as anti-cancer agents. But they also produce many side-effects. 2-methoxyoestradiol and polyunsaturated fatty acids (PUFAs) inhibit SODs and cause an increase of O2(-*) in tumor cells leading to their death. In addition, PUFAs (especially gamma-linolenic acid), 2-methoxyoestradiol and thalidomide may possess anti-angiogenic activity. This suggests that free radicals can suppress angiogenesis. Limited clinical studies done with gamma-linolenic acid showed that it can regress human brain gliomas without any significant side-effects. Thus, PUFAs, thalidomide and 2-methoxyoestradiol or their derivatives may offer a new radical approach to the treatment of cancer.

Oxidative DNA damage in prostate cancer patients consuming tomato sauce-based entrees as a whole-food intervention.

Oxidative DNA damage in prostate cancer patients consuming tomato sauce-based entrees as a whole-food intervention.

Chen L1, Stacewicz-Sapuntzakis MDuncan CSharifi RGhosh Lvan Breemen RAshton DBowen PE

J Natl Cancer Inst. 2001 Dec 19;93(24):1872-9.

Abstract

BACKGROUND:

Human prostate tissues are vulnerable to oxidative DNA damage. The risk of prostate cancer is lower in men reporting higher consumption of tomato products, which contain high levels of the antioxidant lycopene. We examined the effects of consumption of tomato sauce-based pasta dishes on lycopene uptake, oxidative DNA damage, and prostate-specific antigen (PSA) levels in patients already diagnosed with prostate cancer.

METHODS:

Thirty-two patients with localized prostate adenocarcinoma consumed tomato sauce-based pasta dishes for the 3 weeks (30 mg of lycopene per day) preceding their scheduled radical prostatectomy. Serum and prostate lycopene concentrations, serum PSA levels, and leukocyte DNA oxidative damage (ratio of 8-hydroxy-2′-deoxyguanosine [8-OHdG] to 2′-deoxyguanosine [dG]) were assessed before and after the dietary intervention. DNA oxidative damage was assessed in resected prostate tissue from study participants and from seven randomly selected prostate cancer patients. All statistical tests were two-sided.

RESULTS:

After the dietary intervention, serum and prostate lycopene concentrations were statistically significantly increased, from 638 nM (95% confidence interval [CI] = 512 to 764 nM) to 1258 nM (95% CI = 1061 to 1455 nM) (P<.001) and from 0.28 nmol/g (95% CI = 0.18 to 0.37 nmol/g) to 0.82 nmol/g (95% CI = 0.57 to 1.11 nmol/g) (P <.001), respectively. Compared with preintervention levels, leukocyte oxidative DNA damage was statistically significantly reduced after the intervention, from 0.61 8-OHdG/10(5) dG (95% CI = 0.45 to 0.77 8-OHdG/10(5) dG) to 0.48 8-OHdG/ 10(5) dG (95% CI = 0.41 to 0.56 8-OHdG/10(5) dG) (P =.005). Furthermore, prostate tissue oxidative DNA damage was also statistically significantly lower in men who had the intervention (0.76 8-OHdG/10(5) dG [95% CI = 0.55 to 0.96 8-OHdG/10(5) dG]) than in the randomly selected patients (1.06 8-OHdG/10(5) dG [95% CI = 0.62 to 1.51 8-OHdG/10(5) dG]; P =.03). Serum PSA levels decreased after the intervention, from 10.9 ng/mL (95% CI = 8.7 to 13.2 ng/mL) to 8.7 ng/mL (95% CI = 6.8 to 10.6 ng/mL) (P<.001).

CONCLUSION:

These data indicate a possible role for a tomato sauce constituent, possibly lycopene, in the treatment of prostate cancer and warrant further testing with a larger sample of patients, including a control group.

Des mutations de l'ADN mitochondrial dans la vessie du rat induite par carcinogène chimique et le cancer de la vessie humaine.

Des mutations de l’ADN mitochondrial dans la vessie du rat induite par carcinogène chimique et le cancer de la vessie humaine. (Traduction en Français)

Chen GF 1 , Chan FL , Hong BF , Chan LW , Chan PS .

Oncol Rep aoû 2004; 12 (2) :463-72.

Résumé

Mitochondrial (mt) mutations de l’ADN ont été décrites récemment dans différentes tumeurs, alors que des études similaires portant sur le cancer de la vessie sont rares. Dans un effort pour comprendre la signification des mutations de l’ADNmt dans le cancer de la vessie, nous avons étudié les altérations de l’ADNmt dans les deux cancer de la vessie humaine clinique et à un rat modèle de cancer de la vessie induite par des substances cancérogènes. Tissus de cancer de la vessie humains ont été obtenus par la cystectomie radicale et la résection transurétrale de tumeurs de la vessie. Tumeurs de la vessie de rat ont été induites chez des rats SD par traitement avec du N-butyl-N-(4-hydroxybutyl) nitrosamine dans l’eau potable pendant 24 à 28 semaines. L’ADN génomique a été extrait à partir d’échantillons de tumeur de la vessie et des muqueuses normales microdissection. Gènes mitochondriaux et la région de boucle D ont été amplifiés par PCR. Les fragments de PCR amplifiés ont été clones dans chaque vecteur plasmidique ou utilisés pour le séquençage d’ADN direct. Les résultats de séquence d’ADN ont révélé de nombreuses mutations ponctuelles dans la région de boucle D-non codante des gènes différents et d’ADNmt dans les deux cancers de la vessie humains et de rat. En outre, on a également détecté des délétions de longueurs variables dans les séquences répétées en mononucléotide dans la région de boucle D, ND2, 8 ATPase et CoIII gènes dans des échantillons de cancer de la vessie humaine. Nos résultats montrent que l’ADN mitochondrial présente un taux élevé de mutations dans les deux cancers de l’homme et de la vessie de rat. Nous démontrons aussi que les séquences répétitives de mononucleotides au sein du génome mt sont instables et on les soumet à des délétions. Le taux élevé de mutations de l’ADNmt dans le cancer de la vessie suggère que l’ADN mitochondrial et les mitochondries pourraient jouer un rôle important dans le processus de cancérogenèse et aussi ADNmt pourrait être utile en tant que marqueur pour le diagnostic de cancer de la vessie tôt.

Mitochondrial DNA mutations in chemical carcinogen-induced rat bladder and human bladder cancer

Mitochondrial DNA mutations in chemical carcinogen-induced rat bladder and human bladder cancer

Oncol Rep. 2004 Aug;12(2):463-72

Chen GF1, Chan FLHong BFChan LWChan PS.

Abstract

Mitochondrial (mt) DNA mutations have been described recently in different tumors, whereas similar studies focusing on bladder cancer are scarce. In an effort to understand the significance of mtDNA mutations in bladder cancer, we investigated the mtDNA alterations in both clinical human bladder cancer and in a carcinogen-induced rat bladder cancer model. Human bladder cancer tissues were obtained by radical cystectomy and transurethral resection of bladder tumors. Rat bladder tumors were induced in SD rats by treatment with N-butyl-N-(4-hydroxybutyl) nitrosamine in drinking water for 24-28 weeks. Genomic DNA was extracted from tumor specimens and microdissected normal bladder mucosae. Mitochondrial genes and D-loop region were amplified by PCR. The amplified PCR fragments were either cloned into plasmid vector or used for direct DNA sequencing. The results of DNA sequence revealed numerous point mutations in the non-coding D-loop region and different mtDNA genes in both human and rat bladder cancers. In addition, we also detected deletions of variable lengths in mononucleotide repeats in the D-loop region, ND2, ATPase 8 and COIII genes in human bladder cancer samples. Our results show that mtDNA exhibits a high rate of mutations in both human and rat bladder cancers. We also demonstrate that the repetitive sequences of mononucleotides within the mt genome are unstable and subjected to deletions. The high incidence of mtDNA mutations in bladder cancer suggests that mtDNA and mitochondria could play an important role in the process of carcinogenesis and also mtDNA could be valuable as a marker for early bladder cancer diagnosis.

ETUDE SU.VI.MAX QUELQUES RESULTATS

Premiers resultats de l’etude SUVIMAX

Food TodayL’étude SUVIMAX, l’une des plus importantes études françaises sur les effets des vitamines et minéraux antioxydants prévenant les maladies cardiaques chroniques ainsi que le cancer, a finalement rendu son verdict. Seuls les hommes ont tiré profit des suppléments antioxydants… parce que les femmes suivaient un meilleur régime alimentaire auparavant.

Les experts en nutrition ont dû entendre parler de SUVIMAX. Pour ceux qui n’en ont pas encore entendu parler, voici en quelques mots : SUVIMAX est l’abréviation de suppléments en vitamines et minéraux antioxydants. Il s’agit de la première étude à démontrer que les suppléments alimentaires réduisent aussi bien la mortalité que les risques de cancer en Occident. Cette étude se distingue par l’emploi de taux réels de vitamines et de minéraux antioxydants équivalents à ce qui pourrait être obtenu, de manière naturelle, avec une alimentation équilibrée et riche en fruits et légumes, plutôt que des méga-doses qui n’ont montré aucun résultat positif lors des études précédentes. Selon M. Jean Nève, professeur à l’Université Libre de Bruxelles et membre du Comité Scientifique et du Comité de Surveillance du projet SUVIMAX, cette différence a son importance.

Des années de recherche

Il a fallu huit ans pour réunir les informations sur le régime alimentaire et la santé et prendre des échantillons de sang de 13.000 volontaires, dont 5 000 hommes et 8 000 femmes. Les participants à l’étude en double aveugle – où ni les chercheurs ni les sujets ne savaient à quel groupe ils appartenaient – ont été divisé en deux groupes qui ont pris soit un cocktail d’antioxydants à base de vitamines E et C, de bêta-carotène, de zinc et de sélénium, soit un placebo. Tout au début du projet, des résultats différents ont été obtenus chez les femmes et les hommes : les prises de sang ont révélé que les femmes avaient des taux plus élevés à la fois en vitamines C et en bêta-carotène.

Les hommes à la traîne

La première conclusion des recherches est que les hommes, tout au moins au début de l’étude, du fait de taux moins élevés en bêta-carotène, étaient davantage exposés aux risques de cancer et de maladies cardiovasculaires, ce qui semble être confirmé par d’autres études. En revanche, la situation est autre pour les femmes affichant un taux de bêta-carotène plus élevé. Une analyse plus approfondie démontre une interaction entre la concentration plasmatique en bêta-carotène et la consommation de fruits et légumes. Plus clairement, ceux qui consomment le moins de fruits et légumes, dans ce cas les hommes, ont les taux les moins élevés en bêta-carotène.

Bonnes nouvelles, mais aussi… les mauvaises

La question cruciale est : la consommation accrue d’antioxydants améliore-t-elle la santé ?

  • Qu’il s’agisse des femmes ou des hommes, aucun effet protecteur contre les ischémies cardiaques ne pourrait être attribué à la consommation de suppléments antioxydants.
  • D’autre part et uniquement en ce qui concerne les hommes, une capsule d’antioxydants par jour a réduit les risques de tout type de cancer de 31%.
  • Egalement, le risque de mortalité chez les hommes a considérablement baissé jusqu’à atteindre 37%.

Pas de pilules miracle

La leçon à tirer de l’étude SUVIMAX est claire. Comme l’a montré l’expérience menée sur les femmes, pas besoin de compter entièrement sur les suppléments antioxydants pour réduire les risques de cancer. Une alimentation variée, riche en fruits et légumes est le meilleur moyen de prévention. En revanche, comme il a été observé chez les hommes, ceux qui consomment le moins d’antioxydants dans leur alimentation en ont le plus besoin et peuvent redresser leur équilibre en prenant des suppléments. Ces antioxydants en plus pourraient être pris dans des aliments naturels : par exemple 60g de carottes râpées (beta-carotène) et un kiwi ou une orange (vitamine C), équivalent à la dose prescrite dans SUVIMAX.

Mortality in randomized trials of antioxidant supplements for primary and secondary prevention: systematic review and meta-analysis.

Mortality in randomized trials of antioxidant supplements for primary and secondary prevention: systematic review and meta-analysis.

Abstract

CONTEXT:

Antioxidant supplements are used for prevention of several diseases.

OBJECTIVE:

To assess the effect of antioxidant supplements on mortality in randomized primary and secondary prevention trials. DATA SOURCES AND TRIAL SELECTION: We searched electronic databases and bibliographies published by October 2005. All randomized trials involving adults comparing beta carotene, vitamin A, vitamin C (ascorbic acid), vitamin E, and selenium either singly or combined vs placebo or vs no intervention were included in our analysis. Randomization, blinding, and follow-up were considered markers of bias in the included trials. The effect of antioxidant supplements on all-cause mortality was analyzed with random-effects meta-analyses and reported as relative risk (RR) with 95% confidence intervals (CIs). Meta-regression was used to assess the effect of covariates across the trials.

DATA EXTRACTION:

We included 68 randomized trials with 232 606 participants (385 publications).

DATA SYNTHESIS:

When all low- and high-bias risk trials of antioxidant supplements were pooled together there was no significant effect on mortality (RR, 1.02; 95% CI, 0.98-1.06). Multivariate meta-regression analyses showed that low-bias risk trials (RR, 1.16; 95% CI, 1.04[corrected]-1.29) and selenium (RR, 0.998; 95% CI, 0.997-0.9995) were significantly associated with mortality. In 47 low-bias trials with 180 938 participants, the antioxidant supplements significantly increased mortality (RR, 1.05; 95% CI, 1.02-1.08). In low-bias risk trials, after exclusion of selenium trials, beta carotene (RR, 1.07; 95% CI, 1.02-1.11), vitamin A (RR, 1.16; 95% CI, 1.10-1.24), and vitamin E (RR, 1.04; 95% CI, 1.01-1.07), singly or combined, significantly increased mortality. Vitamin C and selenium had no significant effect on mortality.

CONCLUSIONS:

Treatment with beta carotene, vitamin A, and vitamin E may increase mortality. The potential roles of vitamin C and selenium on mortality need further study.

Méta analyse sur la prévention primaire et secondaire de la mortalité par la supplémentation aux antioxydants

Mortality in randomized trials of antioxidant supplements for primary and secondary prevention: systematic review and meta-analysis.

Bjelakovic G1, Nikolova DGluud LLSimonetti RGGluud C

JAMA. 2007 Feb 28;297(8):842-57

(Méta analyse sur la prévention primaire et secondaire de la mortalité par la supplémentation aux antioxydants)

Abstract

CONTEXT:

Antioxidant supplements are used for prevention of several diseases.

OBJECTIVE:

To assess the effect of antioxidant supplements on mortality in randomized primary and secondary prevention trials. DATA SOURCES AND TRIAL SELECTION: We searched electronic databases and bibliographies published by October 2005. All randomized trials involving adults comparing beta carotene, vitamin A, vitamin C (ascorbic acid), vitamin E, and selenium either singly or combined vs placebo or vs no intervention were included in our analysis. Randomization, blinding, and follow-up were considered markers of bias in the included trials. The effect of antioxidant supplements on all-cause mortality was analyzed with random-effects meta-analyses and reported as relative risk (RR) with 95% confidence intervals (CIs). Meta-regression was used to assess the effect of covariates across the trials.

DATA EXTRACTION:

We included 68 randomized trials with 232 606 participants (385 publications).

DATA SYNTHESIS:

When all low- and high-bias risk trials of antioxidant supplements were pooled together there was no significant effect on mortality (RR, 1.02; 95% CI, 0.98-1.06). Multivariate meta-regression analyses showed that low-bias risk trials (RR, 1.16; 95% CI, 1.04[corrected]-1.29) and selenium (RR, 0.998; 95% CI, 0.997-0.9995) were significantly associated with mortality. In 47 low-bias trials with 180 938 participants, the antioxidant supplements significantly increased mortality (RR, 1.05; 95% CI, 1.02-1.08). In low-bias risk trials, after exclusion of selenium trials, beta carotene (RR, 1.07; 95% CI, 1.02-1.11), vitamin A (RR, 1.16; 95% CI, 1.10-1.24), and vitamin E (RR, 1.04; 95% CI, 1.01-1.07), singly or combined, significantly increased mortality. Vitamin C and selenium had no significant effect on mortality.

CONCLUSIONS:

Treatment with beta carotene, vitamin A, and vitamin E may increase mortality. The potential roles of vitamin C and selenium on mortality need further study.

 

Premature ageing in mice expressing defective mitochondrial DNA polymerase.

Premature ageing in mice expressing defective mitochondrial DNA polymerase.

Nature. 2004 May 27;429(6990):417-23.

Trifunovic A1, Wredenberg AFalkenberg MSpelbrink JNRovio ATBruder CEBohlooly-Y MGidlöf SOldfors AWibom RTörnell JJacobs HTLarsson NG.

Abstract

Point mutations and deletions of mitochondrial DNA (mtDNA) accumulate in a variety of tissues during ageing in humans, monkeys and rodents. These mutations are unevenly distributed and can accumulate clonally in certain cells, causing a mosaic pattern of respiratory chain deficiency in tissues such as heart, skeletal muscle and brain. In terms of the ageing process, their possible causative effects have been intensely debated because of their low abundance and purely correlative connection with ageing. We have now addressed this question experimentally by creating homozygous knock-in mice that express a proof-reading-deficient version of PolgA, the nucleus-encoded catalytic subunit of mtDNA polymerase. Here we show that the knock-in mice develop an mtDNA mutator phenotype with a threefold to fivefold increase in the levels of point mutations, as well as increased amounts of deleted mtDNA. This increase in somatic mtDNA mutations is associated with reduced lifespan and premature onset of ageing-related phenotypes such as weight loss, reduced subcutaneous fat, alopecia (hair loss), kyphosis (curvature of the spine), osteoporosis, anaemia, reduced fertility and heart enlargement. Our results thus provide a causative link between mtDNA mutations and ageing phenotypes in mammals.

Delaying the mitochondrial decay of aging with acetylcarnitine.

Delaying the mitochondrial decay of aging with acetylcarnitine.

Ann N Y Acad Sci. 2004 Nov;1033:108-16.

Abstract

Oxidative mitochondrial decay is a major contributor to aging. Some of this decay can be reversed in old rats by feeding them normal mitochondrial metabolites, acetylcarnitine (ALC) and lipoic acid (LA), at high levels. Feeding the substrate ALC with LA, a mitochondrial antioxidant, restores the velocity of the reaction (K(m)) for ALC transferase and mitochondrial function. The principle appears to be that, with age, increased oxidative damage to protein causes a deformation of structure of key enzymes with a consequent lessening of affinity (K(m)) for the enzyme substrate. The effect of age on the enzyme-binding affinity can be mimicked by reacting it with malondialdehyde (a lipid peroxidation product that increases with age). In old rats (vs. young rats), mitochondrial membrane potential, cardiolipin level, respiratory control ratio, and cellular O(2) uptake are lower; oxidants/O(2), neuron RNA oxidation, and mutagenic aldehydes from lipid peroxidation are higher. Ambulatory activity and cognition decline with age. Feeding old rats ALC with LA for a few weeks restores mitochondrial function; lowers oxidants, neuron RNA oxidation, and mutagenic aldehydes; and increases rat ambulatory activity and cognition (as assayed with the Skinner box and Morris water maze). A recent meta-analysis of 21 double-blind clinical trials of ALC in the treatment of mild cognitive impairment and mild Alzheimer’s disease showed significant efficacy vs. placebo. A meta-analysis of 4 clinical trials of LA for treatment of neuropathic deficits in diabetes showed significant efficacy vs. placebo.